A propos du projet MARE

Atelier MARE est une structure associative créée en 2021 par Jules Balmes et Jérôme Espitalier. Aujourd’hui implantée à Arles, l’association concentre son travail sur la Provence et en particulier les espaces naturels de la Crau, la Camargue et les Alpilles. Son but est de se développer progressivement sur différentes régions méditerranéennes.

Constat n°1 :
Le secteur de la construction, une activité extrêmement polluante

Le BTP est une activité extrêmement polluante. En effet, ce secteur est un acteur principal dans la production de déchets, la consommation énergétique et les émissions de CO2.

 

D’après le Ministère de la transition écologique et solidaire, le secteur du bâtiment est responsable de 45% de la consommation énergétique et 25% des émissions de CO2 du pays. Dans le monde, le secteur du bâtiment aurait produit presque 10GtCO2 en 2019 selon l’Alliance mondiale, soir 38% des émissions de CO2 mondiales.

 

Ces émissions ont des conséquences indéniables sur le climat. Le bassin méditerranéen en est particulièrement victime. Selon WWF Méditerranée, les températures augmentent 20 % plus vite que la moyenne mondiale. Elles auraient augmenté de 1,5 °C depuis le début du 20ème siècle. En 2040, si rien n’est fait, cette hausse pourrait atteindre 2,2 °C.

Constat n°2 :
Une augmentation constante de la population en Méditerranée

Le bassin méditerranéen est l’une des zones géographiques les plus peuplées de la planète. La population côtière des 22 pays méditerranéens est en constante augmentation. Entre 1970 et 2000, la population du bassin méditerranéen est passée de 32 à 75 millions est ne s’est pas réparti de façon homogène. A titre d’exemple, le delta du Nil a une densité dépassant les 1000 hab/km²contrairement au littoral libyen avec environ 20hab/km².

 

En France, en 2014, la densité de population sur la façade méditerranéenne était en moyenne de 371 hab/km² contre 121 hab/km² sur l’ensemble du pays d’après l’INSEE.

 

Cette croissance démographique menace le littoral méditerranéen notamment à cause de la construction d’immeubles et d’infrastructures nécessaires aux activités humaines.

Constat n°3 :
La disparition des modes de construction traditionnels

L’augmentation de la population et l’augmentation du nombre touristes a engendré un développement brutal de la construction sur les 46 000 km de littoral méditerranéen. En effet, le bassin accueille un tiers du tourisme mondial, il se concentre principalement dans le Nord-Ouest, mais se développe progressivement sur le reste du littoral. Le nombre de visiteurs pourrait s’élever à 500 millions en 2030 selon certaines estimations, ce qui en ferait le premier espace touristique au monde.

 

Il faut donc construire vite en utilisant des matériaux rapides à mettre en oeuvre avec des ouvriers souvent peu qualifiés pour réduire les coûts de construction et augmenter les profils. Les industries produisant ces matériaux de synthèse normés ont aussi largement été soutenues par l’état français, contrairement aux techniques anciennes qui n’ont pas suivi les évolutions normatives.

Ces évolutions ont eu pour conséquences un oubli progressif des techniques de construction traditionnelles.

Nos territoires d'étude :

Le pays d’Arles est composé de 3 zones géographiques aux propriétés distinctes :

La Camargue : Cette région naturelle située au bord de la méditerranée est formée par le Delta du Rhône. Sa superficie représente 150.000 ha. C’est une zone humide dont l’altitude varie entre 0 et 7 m. et qui abrite de nombreuses espèces végétales et animales.

La Crau : La Plaine de La Crau est un paléo-delta de la Durance. Cette zone forme un triangle d’environ 55.000 ha. Elle comprend deux territoires distincts, la Crau sèche dans son état naturel et la Crau humide façonnée par l’Homme.

Les Alpilles : situé au nord d’Arles, le massif des Alpilles est un paysage montagneux de faible altitude constitué de roches calcaires blanches. Ce territoire s’étend selon un axe est-ouest sur 25 km. Sa superficie représente 50.000 ha et son point culminant s’élève à 498 m.